Visite de Skribisto
À quoi ressemble un livre dans Skribisto : comment on l’organise, comment on l’écrit, comment on le regarde, et comment il en sort.
1. Votre projet
Un projet s’ouvre sur un classeur : la liste, sur le côté, qui contient votre livre, ses chapitres et ses scènes.
Un projet n’est pas un livre. Vous pouvez en écrire plusieurs dans le même projet, et tenir plusieurs classeurs, pour qu’un manuscrit, une bible et une pile de documentation ne partagent pas le même arbre.
Dans un classeur, c’est vous qui décidez de la quantité de structure. Un livre peut aller droit à ses chapitres, ou passer d’abord par des parties. Un chapitre peut être un dossier contenant des scènes, ou une simple page que vous écrivez d’un trait, et les deux peuvent coexister dans le même livre. Les notes et les dossiers de notes se placent là où vous en avez besoin : un personnage, un lieu, une page de documentation.
Rien n’est figé. Déplacez une scène, indentez-la, réunissez une suite de scènes en un chapitre, transformez une scène en note ou un chapitre simple en dossier de scènes : le texte suit, et le livre garde sa forme.
Et quand vous voulez lire plutôt que ranger, un chapitre, une partie ou un livre entier s’ouvre comme une page continue, tout comme l’ensemble de ses résumés.
2. Écrire
Chaque texte porte deux choses : le texte lui-même, et un court résumé de ce qui s’y passe. Le résumé se place dans un encadré au-dessus de la page, ou dans une colonne à côté si vous préférez lire l’un contre l’autre. Chacun a sa police, son corps, son interligne et son alinéa, parce qu’un résumé ne se lit pas comme une scène.
Autour de cela :
- Le mode sans distraction, avec ses propres thèmes de couleurs, pour quand le reste de l’interface est de trop.
- Le remplacement à la frappe, sur deux couches : votre propre liste d’abréviations et de fautes habituelles, et une ponctuation qui suit la langue dans laquelle vous écrivez, avec guillemets français, tirets, points de suspension, espaces insécables et tirets de dialogue.
- La correction orthographique, avec des dictionnaires téléchargés depuis l’application et votre propre liste de mots.
- Les notes de bas de page, numérotées d’après le manuscrit plutôt que stockées : en ajouter une au chapitre deux ne laisse pas le chapitre neuf faux.
- Des images dans le texte, qu’il s’agisse d’une carte, d’un visage ou de la photo d’une rue, conservées dans le projet et présentes dans chaque export, plus une couverture.
- Des modèles de notes : fiche de personnage, lieu, objet, séquencier, faction, note de documentation, ou les vôtres, enregistrés depuis n’importe quelle note.
3. Le regarder
Un livre s’écrit mieux quand on peut prendre du recul.
- Le tableau de liège. Les résumés d’un chapitre ou d’une partie sous forme de cartes que l’on lit, modifie et réordonne.
- La vue d’ensemble. Un tableau de tout ce qui se trouve sous un dossier : titre, type, libellé, étiquettes, mots propres, mots au total, commentaires ouverts.
- L’analyse. Les mots par scène, la part de dialogue dans le livre, et le nombre de mots en notes de bas de page, mesurés à l’aune des chiffres du livre lui-même plutôt que d’une norme venue d’ailleurs.
- Le rythme. Un plan avec échéance, jalons et jours non travaillés, comparé aux mots réellement écrits.
- Les commentaires. Ancrés en marge, comme dans un traitement de texte, avec fils de réponses, un panneau pour tout le projet et un pour le document sous vos yeux.
- Étiquettes et point de vue. Des étiquettes de couleur avec des jeux prêts à l’emploi par genre, et le personnage par les yeux duquel une scène est vue.
4. La bible
Une entrée de bible n’est pas une nouvelle sorte d’objet : c’est une note, avec une étiquette de couleur, quelques alias et ce que vous écrivez dedans. Ce qui en fait une bible, c’est que Skribisto vous relit le manuscrit à travers elle.
- Créez-la depuis le texte. Sélectionnez le nom que vous venez d’inventer, choisissez son étiquette, et il devient une note classée en un clic, dans le dossier où cette étiquette range ses notes, à partir du modèle qu’elle utilise.
- Un endroit pour elles. Tout dossier de notes reçoit une vue bible : des cartes groupées par étiquette, chacune avec ses alias et le nombre de scènes où elle apparaît. Avec plusieurs livres dans le projet, une entrée peut être rattachée à un livre, ou à aucun.
- Chaque entrée tient en trois pages. La note elle-même ; Détails, qui place à gauche ce que vous affirmez et à droite ce que vous avez déjà écrit à son sujet, cité depuis votre propre manuscrit ; et Dans le texte, les scènes où cette entrée est déclarée présente, modifiables depuis là plutôt qu’ailleurs.
- Les noms sont marqués là où ils sont écrits. Un personnage mentionné est teinté de sa propre couleur dans le texte, compté dans l’en-tête de la page, et parcouru dans l’ordre de lecture, alias compris : on ne passe pas devant « Lizzy » en cherchant « Elizabeth ».
5. Rien ne se perd
Tout l’intérêt d’un manuscrit, c’est qu’il survive. Quatre couches, dont aucune ne vous demande d’y penser.
- L’enregistrement se fait pendant que vous écrivez, et vous voyez d’un coup d’œil si ce qui est à l’écran est bien consigné.
- La corbeille restaure, et la restauration s’annule, comme tout ce que fait le classeur.
- Les sauvegardes, avec politique de rétention, plusieurs destinations et un planificateur, prises selon votre calendrier et à la fermeture d’un projet. Chacune s’ouvre en lecture seule : vous relisez le brouillon du mois dernier sans fermer celui d’aujourd’hui.
- L’historique des versions. Ce qu’une scène disait mardi dernier, lu dans les sauvegardes que vous avez déjà et dans l’historique d’enregistrement du projet, avec les différences marquées et les anciens mots remis en place si vous le décidez. Une chronologie du projet montre la même chose pour le livre entier, pour retrouver le jour où un chapitre a changé.
6. Terminer
Skribisto n’est pas un traitement de texte et n’essaie pas de l’être. Ce qu’il fait, c’est remettre le livre déjà mis en forme comme l’attendent ceux à qui vous l’envoyez.
- Les usages du pays où vous l’envoyez. Un projet peut être mis en place dès le départ avec les pages liminaires et finales qu’attend sa tradition : un roman français, un US trade novel, un UK trade novel, ein deutscher Roman, chacun dans les mots de sa propre tradition. Ensuite, ce sont des éléments comme les autres : déplacez-les, renommez-les ou jetez-les.
- Neuf formats : DOCX, ODT, EPUB, PDF, HTML, Markdown, Djot, LaTeX et texte brut, avec un aperçu en direct de ce qui va sortir et un style enregistré par format : format de page et marges, la police, son corps, l’interligne, les alinéas, où commence un chapitre, comment se dessine une séparation de scène, si la page de titre porte un nombre de mots.
- L’aller-retour éditorial se referme. Envoyez un chapitre en DOCX ou en ODT, récupérez-le annoté : il revient dans le livre qu’il a quitté, au lieu de se poser à côté en seconde copie. Chaque élément est reconnu par un marqueur d’aller-retour porté dans le fichier lui-même, avec le texte d’origine tel qu’il est parti, si bien que la comparaison sait qui a changé quoi.
- Vous décidez élément par élément de ce qui revient. L’étape Fusion place votre arbre d’un côté et ce que le fichier dit de chaque élément de l’autre, y compris le chapitre que votre éditeur a inséré là où vous n’aviez rien. Pour chacun : Prendre cette version, Garder la mienne, Commentaires seulement, Ajouter comme nouveau ou Ignorer, avec Comparer quand vous voulez regarder avant de choisir. Commentaires seulement est le cas pour lequel tout cela existe : les remarques de votre éditeur reviennent sans réimporter quatre-vingt-dix mille mots.
- Votre projet, sans Skribisto. Un fichier
.skribest un zip de fichiers Djot, du texte brut très proche de Markdown, plus des manifestes lisibles. Gardez-le en un seul fichier, ou en dossier déplié si le manuscrit vit dans git. Ouvrez une scène dans n’importe quel éditeur de texte : c’est votre prose, avec vos images dans un dossier à côté.
7. Accessible par principe
Une interface qu’un lecteur d’écran ne peut pas piloter n’est pas finie : elle est finie pour certains. Skribisto expose un véritable arbre d’accessibilité, celui que lit un lecteur d’écran. Elle est testée avec NVDA, avec JAWS, et sur un afficheur braille, parce qu’un arbre qui s’écoute bien peut rester incompréhensible sous les doigts. Tout s’atteint au clavier, et les endroits où ce n’était pas le cas ont été trouvés en parcourant l’application entière au clavier seul. Chacun d’eux est désormais vérifié automatiquement, pour qu’il ne revienne pas en silence.
Rien de tout cela ne rend l’application parfaite. Si vous butez sur un obstacle, signalez-le : c’est un bogue comme un autre, et il est traité comme tel.
Ce qu’il n’y a pas
Pas de synchronisation dans le nuage, pas d’édition collaborative, pas de compte, pas de système de greffons ; ce dernier existait dans Skribisto 2 et n’a pas été reconstruit. L’interface n’existe qu’en anglais et en français.